Une des missions de l’Académie marquisienne est de valoriser le èo ènana, la langue des îles Marquises ; dans ce but, elle se doit d’éclaircir un certain nombre de points de grammaire et de vocabulaire qui posent problème aux locuteurs. Sous le titre « GROS PLAN SUR… », elle se propose ici, chaque semaine, de mettre en avant un aspect de cette langue au fil d’éclaircissements donnés en français afin de ne pas défavoriser ceux qui ne la maîtrisent pas.
Dans les langues polynésiennes, l’appartenance ne dépend pas du genre ou du nombre du possesseur, ni de l’entité possédée, mais de la nature de la relation qui existe entre les deux. Elle s’applique aux particules « o, a /no, na » et aux possessifs « to, ta ».
Dans la plupart des langues européennes, il existe trois niveaux de supposition, tout comme en français, langue dans laquelle « SI » précède la condition. En marquisien, comme les mots-bases employés en qualité de verbes ne connaissent pas de conjugaison, ou flexion, il n’existe que deux niveaux de supposition/condition.
*- Āua e kāvohi te patu me he mea i mōhaniìa e to tātou tau papa ènana motua atii te tau hāoè i kōhoà e patu i te tau avetekao i te paoìa o te tau èhua 1700 tihe i tēnei â. No te ponatekao « MEI », ua teka âtou, e ùa tekaìa. I òto o tēnei tumutekao, u kōhoà te Haè tuhuka èo ènana e haavivini mai pēhea te patu o hua ponatekao i tēnei.*- À la fin du XVIIIème siècle, lorsque les étrangers ont commencé à écrire le marquisien, leur oreille les a conduits à commettre des erreurs de…
L’année 2020 a été marquée par le 20ème anniversaire de l’Académie marquisienne, te Haè tuhuka èo ènana/te Faè Tuhuna èo ènata, donnant ainsi l’occasion à l’institution de valoriser le travail effectué au long de cette période.Le choix de sa graphie, en particulier, interpelle bon nombre de lecteurs et rédacteurs. Consciente du désir d’information sur le sujet, l’Académie marquisienne a publié sur son site un long document explicatif. Elle présente ici l'historique de la graphie de la langue marquisienne depuis que des occidentaux ont commencé à la coucher sur du papier.
E puke tekao hakatu tahi tēnei i patuìa e te tau tōìki me i òto mai o te tau pāòto haèhāmani tuatahi, tuaùa o te Henua ènana ; u haapeiìa e te Tuhuka èo ènana ma òto o tītahi hakatūpāpahiìa i te èhua 2002. Te tumu, o te haaūoìa i te poì hou ia patu i te tau tekao ma òto o to âtou èo. (Te tau tekao hakatu tahi – Tau tuhuna èo ènata – 2006)Ces poèmes sont le résultat du concours d’écriture réalisé en 2002 par l’Académie marquisienne, « Tuhuka èo ènana » à l’intention des élèves des établissements du premier…
L'Académie marquisienne propose ici quelques pistes permettant de faire le choix approprié au contexte.
Òmua anaòa oti, o puni te ikoa o te èhua. O mataìki to mua meàma o hua èhua kākiu. Ua haahana te tau papaènana i teâ tai atii nei à « i tēia mataìki tēia mataìki… » no te haahei i te ava no te tahi èhua. I te haahanaìa o te tuhitū hou, ua ìò te meàma « o èhua » to mua meàma o te èhua hou vāàna e te tatau a te herari (te poì farani). O īa te tumu i tukuìa ai to īa ikoa i te ava nei.Dans l’ancien calendrier marquisien, l’année lunaire se nommait puni et commençait…
mardi, 20 octobre 2020 14:29

He mata he mata : Tūako ? Tūàko ?

Tūako ? Tūàko ? Umoì tātou e peàu hakaùa « tūàko » ! Eia te mou tekao e haavivini nei o « tūako » te ponatekao e hei ma he èo ènana.
Le 15 octobre 2001, un an après sa création, l’Académie marquisienne (Te Haè tuhuka èo ènana/Faè tuhuna èo ènata) fait le choix de la graphie liée, une graphie simplifiée, inspirée de celle utilisée par les missionnaires catholiques du XIXème siècle, et prônée par le linguiste tahitien Turo Raapoto. Les mots marquisiens de cet article sont conformes à la prononciation de Nukuhiva ; les habitants de chaque île en trouveront les équivalents dans leur propre parler.

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